Afghanistan, le prix de la vengeance

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Members of the Libyan pro-government forces gesture as they stand on a tank in Benghazi, Libya, May 21, 2015. [Reuters]

 

The Salafist ideology will never be defeated by brute force. Eleven years ago, the United States followed by the whole world, launched the war in Afghanistan. Without debate. Without a shadow of a doubt. As an act of self-defense, after the attacks of September 11, 2001. No official speech has stood the test of fact. All actors in the conflict, members of the US secret service, commanders of US forces, Taliban cadres, Afghan warlords, UN negotiators, Pakistani leaders, NGO leaders, tell and show (demonstrate) the spiral of a war / On ne vaincra jamais l'idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines, cadres talibans, seigneurs de guerre afghans, négociateurs de l'ONU, dirigeants pakistanais, responsables des ONG, racontent et démontent l'engrenage d'une guerre.

 Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance - l'Indigné Révolté 

 http://fr.wikisource.org/wiki/Bandit!Flores MagonBilan de la guerre "contre le terrorisme"

Par Enkolo dans Accueil le 13 Septembre 2016

 

 

Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : 
 

 

 "Our government is weak and ineffective in comparison to other governments, we've just begun ... But the big corruption, the hundreds of millions of dollars of corruption, it was not Afghan. Now everybody knows that. It was foreign. ... The contracts, the subcontracts, the blind contracts given to people, money thrown around to buy loyalties, money thrown around to buy submissiveness of Afghan government officials, to policies and designs that the Afghans would not agree to. That was the major part of corruption...
Hamid Karzai, 07 October 2013

Il y a onze ans, les Etats-Unis, suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après les attaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. 
Ben Laden ? Retrouvé et tué, ailleurs, au Pakistan. 
Al Qaeda et talibans ? Un amalgame construit de toute pièce par les faucons américains. 
Le sort des femmes afghanes ? Un alibi pour vendre la guerre aux opinions. 

Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines, cadres talibans, seigneurs de guerre afghans, négociateurs de l'ONU, dirigeants pakistanais, responsables des ONG, racontent et démontent l'engrenage d'une guerre qui n'avait d'autre motif que la pulsion de vengeance américaine. 

 

 

Afghanistan, le prix de la vengeance ( et fin)

La guerre d’Afghanistan est la plus longue menée par les États-Unis : seize ans, environ 6 000 jours, soit plus que la guerre du Vietnam. Paradoxalement, contrairement aux guerres précédentes, aucun événement majeur, aucune bataille emblématique n’aura marqué la mémoire collective américaine. Le New York Times met ici en perspective la durée de la guerre d’Afghanistan avec les précédents conflits américains, et dessine les contours d’une guerre qui semble interminable.

 La série d'actes terroristes spectaculaires qui ensanglante l'Afghanistan depuis neuf jours, montre les limites de la stratégie américaine.

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Afghanistan: record de civils victimes d'attentats en 2017

Près de 2300 civils ont été tués ou blessés dans des attentats en Afghanistan en 2017, le plus lourd bilan jamais enregistré par l'ONU, attribué aux insurgés.

Au total, 57 attaques suicides et autres formes d'attentats ont fait 605 morts et 1690 blessés (+17% en un an), devenant avec les mines et autres engins explosifs la première cause de mortalité et de blessures dues au conflit, devant les combats terrestres, indique la Mission d'assistance à l'Afghanistan des Nations unies (Manua) dans son rapport annuel sur les victimes civiles publié aujourd'hui.

La «nouvelle stratégie» vantée par la Maison-Blanche montre déjà ses limites.

Si Donald Trump redoute de s'enliser en Afghanistan comme ses deux prédécesseurs, il ne l'a pas montré mardi soir dans son discours sur l'état de l'Union. «Nos combattants ont de nouvelles règles d'engagement, a-t-il lancé avec des accents de vainqueur. Au côté de leurs héroïques partenaires afghans, nos forces ne sont plus affaiblies par des calendriers artificiels et nous ne disons plus à nos ennemis quels sont nos plans.»

Cette martingale n'empêche pas une recrudescence dramatique d'attaques meurtrières en ce début d'année. Le président en a pris note lundi en recevant les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU. «On va finir ce qu'on doit finir, a-t-il dit d'un ton martial. Ce que personne n'a été capable de faire, on va le mener à bien.» Focalisé sur «ce qu'on peut faire de plus pour vaincre les talibans», il a indiqué «ne pas vouloir leur parler» tant qu'ils poursuivent «les atrocités contre leur peuple».

C'est l'aveu que sa «nouvel ...

 

Afghanistan : les erreurs qui ont mené Washington dans l'impasse face aux talibans

DÉCRYPTAGE - Les solutions qui s'offrent à Donald Trump pour sortir de l'impasse afghane sont peu nombreuses. Il paraît impossible aujourd'hui d'envoyer assez de troupes pour transformer l'équation stratégique.

L'Amérique a déjà perdu la guerre. L'échec a été nié, puis caché par les puissances occidentales pendant de longues années. Mais chaque attentat le fait ressurgir plus fort et plus menaçant qu'avant. Il a des causes suffisamment nombreuses pour lui assurer un avenir confortable aux pieds des montagnes de l'Hindu Kuch, parmi les plus majestueuses et les plus sauvages du monde.

La première erreur des Américains fut d'avoir abandonné l'Afghanistan en 2003 pour se concentrer sur l'invasion de l'Irak. La seconde fut d'avoir hésité entre deux stratégies - le contre-terrorisme ...

Les talibans, trop forts pour être défaits...

Les Etats-Unis et leurs alliés ont pourtant déployé les grands moyens pour débarrasser l'Afghanistan des groupes islamistes armés, sans jamais complètement défaire les talibans, même avec 140 000 hommes sur le terrain, au plus fort de l'intervention de l'Otan en 2011. Sans surprise, ils ont regagné du terrain dès le retrait du gros des troupes occidentales en 2014. En ce début d'année 2018, ils contrôlent 30 à 40% du pays, le territoire le plus vaste sous leur coupe depuis le début de l'intervention américaine, en 2001.  

Le manque de moyens, de formation ainsi que la corruption pénalisent les autorités afghanes, à la peine pour faire face aux insurgés, malgré le maintien d'un réduit contingent de soldats américain. Dans le même temps, le sanctuaire offert par le Pakistan aux talibans complique la tâche des forces des autorités afghanes.  

Pour autant, les talibans ne sont pas suffisamment forts pour reprendre le pouvoir: ils ont cédé du terrain dans le nord du pays, ont été chassés de la ville de Kunduz, brièvement conquise en 2015, et ont échoué depuis à s'emparer de plusieurs capitales provinciales.

... trop faibles pour vaincre

Plusieurs raisons expliquent leur incapacité à prendre le dessus: leur idéologie, d'abord, trop extrême pour les Afghans. Leurs méthodes brutales les privent du soutien populaire indispensable au contrôle durable du pays, estime le spécialiste du pays Seth Jones dans Foreign Affairs. Par pragmatisme, ils ont tenté d'améliorer leur image auprès des Afghans en favorisant par exemple l'accès de la population à la santé ou permettant, par endroits, aux filles d'accéder à l'éducation, comme le rapporte la spécialiste de la région Ashley Jackson interrogée par le site Foreign Policy Interrupted

Autre point faible: leur leadership est trop pachtoune, dans un pays où les ethnies sont multiples (Hazaras, Tadjiks, Ouzbeks...). Enfin, si les Afghans jugent leurs élites corrompues, le développement exponentiel du trafic de drogue par les talibans (la moitié de leurs ressources financières) ne leur permet pas d'apparaître comme une alternative sur ce plan. 

 


 

La stratégie américaine mise en doute

Le parrain américain, comme avant lui les Russes ou les Britanniques, hésite entre la tentation du repli et celle d'envoyer des renforts.Lorsqu'il était candidat, Donald Trump plaidait pour la retraite. Une fois en poste, il a laissé la main au patron du Pentagone, le général James Mattis. Celui-ci a décidé l'envoi de renforts, portant de 8500 à 14 000 le nombre de soldats sur place. Un millier d'hommes supplémentaires doit encore les rejoindre, selon The Atlantic.  

Mais l'objectif diffère de celui de l'administration Bush: "On ne va pas recommencer le nation-building, On est là pour tuer les terroristes" a déclaré Trump en août dernier, lorsqu'il a rendu publique sa stratégie sur l'Afghanistan. 

L'armée a depuis lors multiplié les frappes et coupé court à toute possibilité de négociations. Une stratégie contestée par plusieurs experts. La multiplication des attaques contre les groupes armés dans les zones rurales a peut-être incité les combattants à trouver refuge dans les villes, et à les prendre pour cible, estiment certains. Le porte-parole des talibans a d'ailleurs qualifié l'attaque de samedi contre un hôpital de "message clair pour Trump et ceux qui lui font du baisemain: si vous continuez une politique d'agression et faites parler les armes, ne vous attendez pas à ce que les Afghans vous offrent des fleurs en échange", rapporte le Washington Post

Daech en embuscade

Et rien n'indique que le nombre de combattants talibans ou du groupe Etat islamique (EI) tués dépasse le nombre de nouvelles recrues de Daech, souligne The Atlantic. Miser sur la seule option militaire et l'élimination des cadres talibans présente en outre un autre risque, relève Ashley Jackson, celui, en affaiblissant le commandement de l'organisation, d'offrir une ouverture à des groupes encore plus extrême, tel l'EI. 

D'autant qu'avec l'offensive en Syrie et en Irak, des djihadistes de Daech viennent chercher refuge sur le sol afghan, comme en atteste la mort de combattants français tués par des frappes aériennes américaines ces dernières semaines.  

LIRE >> Des djihadistes français tués en Afghanistan 

Apparu plus récemment sur le sol afghan, l'organisation Etat islamique se renforce, malgré l'intensification des frappes américaines, y compris le largage de "La mère de toutes les bombes" dans l'est du pays en mai dernier. Principalement présent dans la région de Nangarhar -où a eu lieu l'attaque contre l'ONG Save the children, la semaine dernière- il a étendu ses réseaux à Kaboul même, depuis l'été 2016. Au cours des 18 derniers mois, Daech y a revendiqué une vingtaine d'attaques, menées par des cellules locales où l'on retrouve des étudiants, des professeurs et des commerçants. "On a affaire à une "génération désensibilisée à différentes sortes de violences et d'extrémisme", constate le spécialiste de l'International Crisis Group, interrogé par l'AFP. 

Souvent en conflit avec les talibans, les combattants de l'EI ont eux aussi accru leurs attaques, notamment à Kaboul, et auraient reçu des soutiens venus d'Irak et de Syrie.

Même si le chiffre des migrations de djihadistes d'un «califat irako-syrien» moribond vers l'Afghanistan n'est pas encore très élevé, ces mouvements inquiètent les services de renseignements occidentaux. Et d'abord, les Français.

Interrogé par Le Figaroà Kaboul fin décembre, un porte-parole de l'Otan assurait ne pas avoir eu connaissance de mouvements de combattants de Daech venus d'Irak et de Syrie versl'Afghanistan. Toutefois, Baaz Mohammed Dawar, gouverneur du district de Darzab, non loin de la frontière avec l'Ouzbékistan, affirmait précédemment qu'«un certain nombre de ...

Cet équilibre de l'impuissance des forces en présence fait craindre "que l'avenir proche de l'Afghanistan ne se réduise à la poursuite de l'impasse actuelle", diagnostique Seth Jones. Cela fait-il douter l'administration Trump? Il semble que non: interrogé il y a quelques jours sur CNN, le général Joseph Votel, chef du commandement militaire américain central sur l'issue de la crise, affirmait que la victoire sur les Talibans était "absolument, absolument possible". 

+ Plus d'actualité sur : L'Afghanistan dans l'impasse face aux talibans et l'influence de Daech

A Lire  29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'Etat, Le 03 juin 2017 à 12h09 Afghanistan, le prix de la vengeance

»Afghanistan, le prix de la vengeance - citizenkhane

Afghanistan, le prix de la vengeance Par Enkolo dans Accueil le 22 Août 2017

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