La Syrie au cœur de l'actualité de 2017

 "Quand létat t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie."

Ce qui n'empèche pas le boom des affaires : ace Lord of War (VF) - Bande Annonce

 

 

Le Willem du jour

Syrie : derrière la ligne rouge de l’embargo

32 minutes 

L’embargo sur la Syrie, depuis 2011, est largement violé. Entre détournements, magouilles et business, certaines entreprises préparent déjà la reconstruction.

Business, détournement de matériels, arrangements… les conséquences de l'embargo sur la Syrie - un reportage de Philippe Reltien

-07'24

 

L'embargo sur la Syrie est décidé en 2011 par les 28 pays membres de l’Union européenne, en réaction à la répression de Bachar Al-Assad contre son peuple. Il existe aussi des sanctions des Etats-Unis et de l'ONU. Parmi la liste des produits interdits à l’exportation et à l’importation :

  • les armes et les technologies pouvant servir à la répression ;
  • les matières premières : gaz, pétrole ;
  • les produits chimiques ;
  • les œuvres d’art ;
  • toutes les transactions financières avec les banques syriennes, y compris la Banque centrale.

Plus de 200 sociétés et proches du régime syrien sont sur une "liste noire", visés par ces sanctions.

A qui profite l’embargo ? C’est un peu le même scénario qu’avec l’embargo contre l’Irak, en 1991, estime l’ancien président de MSF, Rony Brauman.

 "L’embargo irakien a été une catastrophe. Il a servi au régime lui-même. C’est la même chose avec le régime syrien". Le médecin constate qu'historiquement, "les embargos n’ont que très rarement produit des effets conformes à ceux qui étaient recherchés. (…) Au nom de la préoccupation honorable de sauver des vies, on raffermit le contrôle du régime sur les populations, alors que c’est exactement ce qu’on cherchait à éviter."

Macron face au piège Assad en 2018 ( extrait de Jean-Pierre Filiu)

Pour avoir pratiqué les Assad père et fils comme diplomate, j’ai toujours été frappé par la puissance qu’ils retirent de leur immobilisme. Bachar se plaît à égrener les noms des présidents français ou américains auxquels il a imperturbablement survécu, malgré les tentatives des uns ou des autres pour le déstabiliser. Tel est le privilège des despotes face aux dirigeants démocratiquement élus. Les despotes peuvent à loisir massacrer, charcuter, éventrer, piller, énucléer, torturer, martyriser, et bien sûr violer. Un Assad ne bouge pas, il campe sur des positions inébranlables et il attend que la donne internationale lui soit plus favorable, tout en serinant la même antienne.

Celle du tyran de Damas a été rabâchée ad nauseam: il n’y aurait jamais eu de protestation populaire en Syrie, mais un complot « terroriste », animé de l’étranger, contre un régime légitime. Macron a offert à Assad, sans contrepartie à son « aggiornamento », la validation du coeur de la propagande de la dictature. Selon le président français, il n’y aurait pas à ce stade de « successeur légitime » à Assad et « la démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples ». Oubliés, les millions de Syriens qui ont tant souffert pour enraciner sur leur terre des institutions alternatives à « l‘Etat de barbarie » des Assad. En outre, comme toujours face à un système dictatorial, obsédé par sa seule survie, c’est le premier reniement qui compte. Et le régime Assad l’a empoché, en attendant les inévitables renoncements qui allaient le suivre.

UN RENIEMENT EN APPELLE TOUJOURS UN AUTRE

Ce qui n'empèche pas le boom des affaires : ace Lord of War (VF) - Bande Annonce

 

 

MARDI 20H55 : "Bachar El-Assad, le pouvoir ou la mort" mardi 12 ...

Mais si Jobar à l'été 2017 semble abandonné et abandonné, il y a toujours de la vie ici.

Sous les décombres, accrochés d'une manière ou d'une autre dans les boutiques et les appartements abandonnés, quelque 200 familles de Jobarian se dressent contre un régime qui, le mois dernier, lance une autre offensive aérienne et terrestre pour récupérer le district de l'assemblée des combattants rebelles. ses approches avec des fusils et des mortiers et des mitrailleuses.

READ MORE: Jobar: 'Death is a central part of their daily lives'

Alors, pourquoi sont-ils si déterminés à ne pas céder? Comment supportent-ils la privation abrupte et le danger constant? Qu'y a-t-il de si spécial dans ces rues ravagées que les gens, qui autrefois étaient commerçants, chauffeurs de bus, fonctionnaires et ménagères, sont si obstinément déterminés à ne pas les livrer à leurs ennemis?

Pendant plusieurs mois, un groupe de cinéastes, dirigé par le producteur / réalisateur syrien exilé Maher Jamous, a travaillé sur les refus de Jobar pour documenter leur lutte et répondre à ces questions.

Les résultats ont été compilés dans ce rapport extraordinaire en deux parties, People & Powerspecial.

Si l’Elysée s’est rallié au principe, en soi terriblement discutable, d’un dialogue avec le régime Assad, qu’il ouvre un tel dialogue en position de force morale plutôt qu’en demandeur humilié. Qu’il soit « intraitable » dans l’exigence d’un accès inconditionnel de l’aide humanitaire à la Ghouta. Que le retour de la France à Damas s’opère sur les bases du droit international plutôt que d’un « aggiornamento » bâclé. Etre « intraitable » ne signifie pas ne pas vouloir traiter, mais refuser de le faire à n’importe quel prix.

Une bien noble résolution pour 2018 en Syrie.

01 janvier 2018 Macron face au piège Assad en 2018

Syrie: «de grands projets économiques» évoqués

SECRETS D’INFO samedi 30 décembre 2017  La Syrie au cœur de l'actualité de 2017

36 minutes

Retour sur deux enquêtes : l'argent caché de l'oncle Assad, et la présence du cimentier français Lafarge en Syrie durant la guerre.

Best-of des enquêtesBest-of des enquêtes © Radio France / Secrets d'Info

À (ré)écouter

INFO

Syrie : l'argent caché de l'oncle Assad

Syrie : l'argent caché de l'oncle Assad

L’oncle du président syrien, Rifaat Al-Assad, est dans le collimateur de la justice française.

Elle enquête sur son patrimoine immobilier évalué à 90 millions d’euros.

 

Moyen-Orient : Syrie, Irak, Libye... Comment faire du business dans ces pays à risques?

Plusieurs cadres de Lafarge sont actuellement entendus par le Service national de la douane judiciaire (SNDJ), annonce le site de France Inter ce matin.Le cimentier est soupçonné d'avoir indirectement financé en 2013 et 2014 des groupes armés en Syrie pour maintenir en activité sa cimenterie de Jalabiya, à 150 kilomètres au nord-est d'Alep. Une information judiciaire avait été ouverte par le Parquet de Paris en juin dernier et une perquisition a déjà eu lieu le mois dernier au siège du groupe à Paris.

LIRE AUSSI - Activité de Lafarge en Syrie: le siège parisien perquisitionné 

Selon France Inter, certains cadres entendus ce matin l’ont déjà été lors de l’enquête préliminaire. La justice cherche désormais à établir d’éventuelles responsabilités pénales. Ils risquent une mise en examen pour financement du terrorisme et mise en danger d'autrui.

 

Les révélations de négociations entre Lafarge et l’Etat islamique en Syrie mettent en lumière les difficultés des grands groupes dans les pays à risques, où éthique et réalité font rarement bon ménage.

 

Lafarge a continué son activité jusqu'en septembre 2014, alors que les troupes djihadistes entouraient la zone depuis 2013. (CAPTURE D'ÉCRAN GOOGLE EARTH)

 

 

Escena Lord of War

Lafarge en Syrie : du ciment à tout prix

L'usine de ciment Lafarge reste en Syrie durant la guerre et paye des bakchichs à des groupes armés. La France était-elle au courant ? Depuis le mois de juin 2017, trois juges enquêtent.

À (ré)écouter

INFO

Lafarge en Syrie : du ciment à tout prix

Plusieurs responsables de Lafarge, dont l'ancien PDG, ont été mis en examen pour financement d'une entreprise terroriste et mise en danger de la vie d'autru. Selon les juges, près de 13 millions d'euros auraient été déboursé par Lafarge entre 2011 et 2015.


Jean de la Fontaine -Les animaux malades de la peste - Lecture en ligne

 Les animaux malades de la peste - Indigné révolté , Syrie : l'embargo passoire - France Inter

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