Nucléaire, la bombe humaine

Nucléaire, la bombe humaine

 

Sciences et technique par Jean-Philippe Desbordes , Christine Bonnet 
 

 

En 1960, Bernard Ista était ingénieur et entrait au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA). De 1960 à 1995, il a filmé tous les essais nucléaires et écrit au quotidien la chronique de ces 35 années, contrechamp des archives officielles, avant de mourir des suites d'un cancer en 1998. Son témoignage retrace l'aventure de la bombe atomique française et rend hommage aux 150 000 militaires et civils qui en furent les acteurs. Près de 30% d'entre eux souffrent aujourd'hui de pathologies graves. Danielle Ista, sa femme, ainsi que ses amis et collègues lèvent le voile sur le coût humain de la bombe atomique française.

 


Nucléaire, la bombe humaine
Environnement
 

 

 

La critique TV de télérama du 12/04/2014 

Il fut de toutes les scènes d'essais nucléaires français, sans savoir que l'état-major considérait que 7 % des hommes engagés dans les expérimentations pourraient être irradiés, et qu'il en ferait partie. Ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) depuis 1955, Bernard Ista est aussi cinéaste amateur. Bravant les interdictions, il filme, engrangeant, du Sahara à la Polynésie, les bobines de super-8.

 

Adossé aux extraits de ses films, ce documentaire, enfin diffusé dans sa version intégrale, est le carnet de route effarant de l'épopée nucléaire française, ­témoignage implacable d'un monstrueux mensonge d'Etat. Tandis que les gradés assistent aux tirs, claquemurés dans des abris de béton, bidasses et civils vaquent sans protection. Persuadés, comme on le leur a assuré, que les radiations sont négligeables et inoffensives. Déclassifié depuis, un rapport du ministère de la Défense donne la mesure du cynisme : les hommes sont volontairement exposés, « pour étudier les effets physiologiques et psychologiques afin d'obtenir les éléments nécessaires à la préparation du combattant moderne ». Qu'importent alors les sites irradiés, la contamination de l'eau et des aliments, les pathologies graves, les malformations génétiques à venir. Rien n'entamera le silence des politiques et de la hiérarchie militaire.

 

Tissage maîtrisé d'images empruntées aux films de Bernard Ista, aux archi­ves d'actualités, aux spots de propagande du CEA et de témoignages, le film joue de l'effet de contraste. Aux saynètes ensoleillées gorgées de vitalité et d'insouciance du jeune atomiste répondent les conséquences dramatiques du mensonge d'Etat. En dépit de la loi votée en 2010, les victimes sont toujours aussi mal reconnues... et indemnisées. 

 

 

Marie Cailletet

 

Cash investigation - Climat: le grand bluff des multinationales / intégrale

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France

Aussi surpenant que ce soit pour nous français, ce mois de mai 2013 aura été le 3ème mois de mai le plus chaud depuis 1880, selon la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).


Une exception française

( "Été 2013 : aussi froid qu'en 1816 ?" 26/05/2013Froid

 les conséquences seront irréversibles et non maîtrisables.

L'uranium : force verte ! Par Edward Bonner Le nucléaire, plus clean et plus rentable que la production d'électricité à partir d'énergie fossile, est donc lui aussi en train de revenir en force.. L'uranium a déjà connu deux vagues de hausse dans le passé . La troisième est en train de se former actuellement et pourrait déferler dans la décennie qui vient. 

En 1970, le prix de l'uranium a été multiplié par 10 et les actions de certaines compagnies minières ont été multipliées par 100 ! 

Tout ce qui monte doit redescendre
Ces deux vagues ont été suivies par des chutes brutales du cours de l'uranium, chaque fois en raison d'accidents (Three Mile Island, Chernobyl, et dernièrement Fukushima) ou de krach économique, notamment le krach du crédit subprime. Mais le monde, quoique lentement et avec précaution, est en train de reprendre confiance envers le nucléaire.

On observe aujourd'hui les mêmes signes que l'on voyait en 2000, pointant vers une hausse inévitable du prix de l'uranium. La raison est simple, il y a plus de demande qu'il n'y a d'offre.

 

S'ils veulent calmer leur consommation de pétrole et de charbon, ils ont également l'ambition de se tourner vers le nucléaire en masse (15 réacteurs en cours d'utilisation et 30 en voie de construction). Des entreprises japonaises tentent aussi de redémarrer le secteur nucléaire, réclamant la construction de 10 réacteurs. Si elles reçoivent le feu vert, la demande augmenterait encore plus, et le prix suivrait.

Selon le leader canadien Cameco, il y a à présent 64 réacteurs en construction dans le monde et 94 qui sont censés être ajoutés dès 2022. Ceci veut dire que la demande en uranium passera de 170 millions de livres par an à 220 millions de livres par an dès 2022, soit une hausse de 29%.

Mais ce n'est pas tout. La construction d'un centre d'enrichissement, en Chine, s'est arrêtée pour une durée indéfinie en raison de protestations environnementales, ce qui devrait pousser la demande d'uranium raffiné à la hausse.

L'électrification du transport soutiendra la production nucléaire
Selon des estimations de l'IEA, la consommation d'électricité dans le monde devrait presque doubler de 17,2 Téra watts en 2009 à 31,7 TWh en 2035. Un secteur portera cette consommation, le transport.

"La nouvelle mode des voitures hybrides tend à remplacer la consommation de pétrole par celle d'électricité. La production électrique d'origine nucléaire a donc de beaux jours devant elle ; et donc la demande d'uranium par ricochet".
Pas assez d'uranium produit....

Un autre facteur de tension concerne l'arrêt du programme Etats-Unis-Russie "megatons to megawatts.". Ce programme consistait à recycler, pendant 20 ans, des vieilles ogives soviétiques pour produire de l'uranium. Ce programme expirera en fin d'année ce qui réduira de 15% de la production globale.

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