A la recherche d’un nouvel ordre mondial

 

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A la recherche d’un nouvel ordre mondial

Dans un essai géopolitique, Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), ausculte les enjeux de gouvernance d’un monde de plus en plus mouvant Par Marc Semo

 

« Vivre le temps des troubles », de Thierry de Montbrial, Albin Michel, 170 p., 15 euros

 

Déchiffrer un monde en train de basculer et analyser les nouveaux défis qui se posent à une gouvernance mondiale encore balbutiante : tel est l’objectif pour le moins ambitieux de Thierry de Montbrial dans un essai ramassé et alerte qui veut penser à nouveau la longue durée. Il revendique « sa conception du présent comme l’intersection d’un futur déjà là et d’un passé encore là » en réaction à un air du temps obsédé par l’instantanéité et qui, trop souvent, tend « à surestimer les changements à court terme et sous-estimer ceux à long terme ».

Polytechnicien et ingénieur des Mines, docteur en économie formé à Berkeley, le fondateur et aujourd’hui président de l’Institut français des relations internationales (IFRI) a, parmi les grands spécialistes des relations internationales, un parcours original qui le sensibilise aux effets des grandes innovations technologiques.

 

Qu’il s’agisse des enjeux liés au dérèglement climatique dans un univers entré dans « l’anthropocène », selon l’expression du chimiste néerlandais et Prix Nobel Paul Crutzen – pour définir une nouvelle ère géologique dominée par l’action de l’homme –, ou qu’il s’agisse des potentialités démiurgiques ouvertes par l’intelligence artificielle, il est à même d’en comprendre les enjeux et surtout de les expliquer clairement sans irénisme ni catastrophisme.

Sans action forte et rapide, le développement économique de l’humanité engendrerait des risques de perturbations majeures dans ce siècle et dans le siècle suivant d’une ampleur comparable à celles qui ont été associées aux grandes guerres et à la dépression économique de la première moitié du XXe siècle. Autrement dit, ramenés à une annuité constante, les dommages climatiques pourraient représenter de 5 à 20 % du Produit mondial brut (PMB) annuel dès aujourd’hui et pour l’éternité.

One Minute Climate Change

 

 

Climate change: Fact or fiction? - Head to Head : 07 janvier 2018  2075 Sur Terre ; Les Temps Changent

Catrastrophes naturelles : quand la nature sème l'effroi

 


 

Wildfires in California last year were the largest in the state's recorded history [Mike Eliason/Santa Barbara County Fire Department via AP]

Wildfires in California last year were the largest in the state's recorded history [Mike Eliason/Santa Barbara County Fire Department via AP]

 

Le coût des catastrophes naturelles aux Etats-Unis atteint un record en 2017 / El costo de los desastres naturales en los Estados Unidos alcanza un récord en 2017

Les pertes engendrées par les fléaux naturels sont estimées à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique.Le Monde.fr avec AFP | 08.01.2018 

Sécheresse dans les Dakota du Nord et du Sud, ouragans Harvey et Maria, incendies en Californie, inondations dans le Missouri, l’Arkansas et en Californie, tornades… L’année 2017 a été la plus coûteuse dans les annales des catastrophes naturelles aux Etats-Unis, provoquant des pertes estimées à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique (NOAA) publié lundi 8 janvier.

Drought in North and South Dakota, hurricanes Harvey and Maria, fires in California, floods in Missouri, Arkansas and California, tornadoes ... The year 2017 was the most expensive in the annals of natural disasters in the States States, causing losses estimated at 306 billion dollars, according to a report of the Oceanic and Atmospheric Agency (NOAA) published Monday, January

Sequía en Dakota del Norte y del Sur, huracanes Harvey y María, incendios en California, inundaciones en Missouri, Arkansas y California, tornados ... El año 2017 fue el más caro en los anales de los desastres naturales en los Estados Unidos Estados, causando pérdidas estimadas en 306 mil millones de dólares, según un informe de la Agencia Oceánica y Atmosférica (NOAA) publicado el lunes 8 de enero.

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Las pérdidas causadas por plagas naturales se estiman en 306 mil millones de dólares, según un informe de la Agencia Oceánica y Atmosférica. Monde.fr con AFP | 08/01/2018

8.« La lutte contre l’érosion de la biodiversité doit être une priorité internationale »

 

Le défi que représente pour l’humanité l’effondrement de la biodiversité est à traiter avec le même niveau d’importance que le défi climatique, explique un collectif d’experts dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Les chercheurs et les acteurs qui, comme nous, travaillent sur la biodiversité saluent l’initiative prise par le président de la République de relancer, à travers la réunion One Planet Summit, la dynamique portée par l’accord de Paris. Au moment où il apparaît clairement que l’objectif de la limite des 1,5 °C ne pourra probablement pas être atteint, mobiliser les ­acteurs économiques pour réduire les pressions humaines responsables du changement climatique et contribuer aux processus d’adaptation constituait un impératif. Les engagements pris par les donateurs, les Etats ou des organismes comme la Banque mondiale vont dans un sens positif, et il est important que la France ait joué ici un rôle majeur.
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La hausse de 1,5°C des températures atteinte vers 2040

La hausse des températures mondiales risque de franchir avant le milieu du siècle le seuil de +1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux pré-industriels, avertit l'Onu dans un projet de rapport que Reuters a pu consulter aujourd'hui.

Au rythme actuel du réchauffement et au vu des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre par les Etats, ce seuil devrait être atteint dans les années 2040, estime le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) dans un rapport à paraître en octobre. Limiter la hausse à 1,5°C, comparé à des hausses plus fortes, permettrait de limiter les épisodes extrêmes de canicule, sécheresse ou inondation, les migrations démographiques et même les risques de conflit, dit le Giec.

» LIRE AUSSI : Les vagues de froid polaire sont bien liées au réchauffement de la planète

Elle ne suffirait cependant pas à protéger ni les récifs coralliens, qui souffrent déjà de la hausse des températures des océans, ni la banquise emmagasinée au Groënland et dans l'Ouest Antarctique, dont la fonte fait monter le niveau des mers. Lors du sommet de Paris sur le climat en décembre 2015, près de 200 pays se sont fixé comme objectif de limiter la hausse des températures mondiales "bien en deçà" de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, en poursuivant leurs efforts vers l'objectif encore plus ambitieux d'une hausse limitée à 1,5°C.

Pour atteindre ce dernier objectif, les sources d'énergie renouvelables comme le solaire ou l'éolien devraient être la forme dominante d'énergie primaire d'ici 2050 et le charbon disparaître rapidement. Le projet de rapport du Giec a été transmis aux gouvernements et à d'autres experts cette semaine, afin de recueillir leurs commentaires. "Le texte peut encore bouger", a prévenu Jonathan Lynn, porte-parole du Giec.

 

Demain, la guerre dans l'espace Par  Alain Barluet 

L'espace extra-atmosphérique, comme le cyberespace, se militarise et devient un « milieu » stratégique majeur où s'affrontent les puissances. Désormais, la France prend officiellement en compte les « menaces intentionnelles » contre ses satellites. Un enjeu face auquel les Européens sont mis au défi de s'organiser.

Aujourd'hui, l'espace est extra-atmosphérique, c'est un champ de confrontation entre les puissances. Il faut se préparer à le voir devenir un champ de bataille»: plusieurs exemples récents étayent cette perspective esquissée par un spécialiste du ministère de la Défense. Ainsi, Syracuse, un satellite français assurant les communications militaires avec les unités déployées sur les théâtres d'opérations, a été approché de façon répétitive par un «objet spatial» non identifié susceptible de l'espionner.

Autre cas, celui du satellite russe Luch, qui a été suivi alors qu'il venait «butiner» de façon suspecte à proximité de satellites américains Intelsat placés en orbite géostationnaire, peut-être pour capter des images prises par eux et les mettre à disposition des troupes russes présentes en Syrie… Ces événements, parmi d'autres sur lesquels les nations ne communiquent pas, illustrent l'émergence progressive de ce nouveau milieu stratégique, avec la terre, la mer, l'air et le cyber. Depuis plusieurs décennies déjà, les puissances sont lancées à la conquête du «domaine commun» spatial. Cette entreprise recouvre des enjeux majeurs, technologiques, économiques - le marché des satellites va tripler d'ici à vingt ans - et aussi géopolitiques. L'odyssée de l'espace commence à ressembler à une veillée d'armes.

Space X a réalisé son premier lancement de l'année et envoyé un mystérieux satellite dans l'espace

La société californienne SpaceX a lancé, ce dimanche soir un vaisseau top secret dans le cadre d’un partenariat avec le gouvernement américain. Ce vaisseau porte le nom de Zuma et semble attirer bien des spéculations

 

Désormais, à 400, 1.000, voire 36.000 kilomètres au-dessus de nos têtes, les «acteurs» se multiplient et les menaces s'accroissent. ...

 


 

 Sécurité nucléaire : le grand mensonge - ARTE

Posté par drazic754 à 20:29 - Commentaires [0] - Permalien [#

« L’utopie de la mondialisation libérale »

Les « temps des troubles », expression évoquant les empires finissants, sont toujours difficilement déchiffrables. Le vieux monde est en train de mourir mais le nouveau n’est pas encore né. D’où la tentation du repli vers l’identitaire. « L’utopie de la mondialisation libérale qui a succédé au rêve du socialisme intégral a encore plus rapidement fait long feu », note Thierry de Montbrial. Citant Paul Valéry, il n’est guère tendre pour les effets d’une Histoire mythifiée qui « enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs

The duo's slapstick image masks the fear of "darkies", as some xenophobes call Central Asians and other Muslims, said Sandjar Yanyshev, a Moscow-based, Uzbekistan-born essayist and poet. Their skin is dark, their culture is a riddle, their presence in Russia fills some locals with fear, and the fastest way to overcome this fear is to make fun of it, he said.

"What's funny is not dangerous," Yanyshev told Al Jazeera.

Millions of Central Asians - mostly from Uzbekistan, Tajikistan and Kyrgyzstan - work in Russia, usually in low-paid, menial jobs. They face widespread xenophobia: Some 27 percent of Russians feel "irritation, dislike or fear" towards Central Asians, and almost one in five Russians thinks that their presence in Russia has to be "limited", according to a survey by the Levada polling agency conducted in July.

Insurance in the age of climate change

 

 nClimate Change-Insurance Industry Perspectives on ... - YouTube

 


The Stern Review on the Economics of Climate Change - YouTube

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  1. 07 janvier 2018 2075 Sur Terre ; Les Temps Changent

    08 janvier 2018 US: Climate disasters

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